www.Pikinediaspora.com

Pikinite

Pikine

Une agglomeration peripherique creee en 1952.

Des quartiers populaires de Dakar ont ete deplaces dans le cadre de projets d'amenagement urbain

 
 Pikine est devenue une commune par le décret n° 83-1129 du 29 octobre 1983. Avec la loi n° 96-06 du 22 mars 1996 et le décret n° 96-745 du 30 août 1996, elle a obtenu le statut de ville, dotée de 16 communes d'arrondissement.

C'est le chef-lieu du département de Pikine, dans la région de Dakar.

 

Gonflée par l'exode rural, la population croît très rapidement et tend aujourd'hui vers le million d'habitants .

 Ville de banlieue, à 15 minutes en voiture – en fonction des embouteillages – du centre de Dakar, Pikine constitue souvent une étape pour les populations de l’intérieur du pays qui viennent chercher du travail dans la capitale, mais qui finissent souvent par y rester, grossissant le nombre des sans-emploi.

Ce surpeuplement pose bien d'autres problèmes, tel que l'assainissement par exemple.Créée en avril 1952, la ville de Pikine est une agglomération périphérique située au centre de la région de Dakar. L'histoire de Pikine se confond à celle de la restructuration de Dakar dans le cadre de projets d'aménagement urbain avec la création de banlieues peuplées de déplaces des quartiers centraux et de migrants ruraux à la recherche d'un emploi.

 

Le département de Pikine fait parti des trois circonscriptions administratives de la région de Dakar créées par le décret 83.1128 du 29 octobre 1983. Il couvre une superficie de 92,5 Km2 représentant 17 % du territoire régional. Le poids démographique du Département est estimé à 51 % de la région de Dakar. Pikine est devenue une commune par le décret n° 83-1129 du 29 octobre 1983. Avec la loi n° 96-06 du 22 mars 1996 et le décret n° 96-745 du 30 août 1996, elle a obtenu le statut de ville, dotée de 16 communes d'arrondissement. C'est le chef-lieu du département de Pikine, dans la région de Dakar. Gonflée par l'exode rural, la population croît très rapidement et tend aujourd'hui vers le million d'habitants : en 2007, selon les estimations officielles, Pikine compterait 874 062 personnes. Selon les données de la Direction de la Prévision et de la Statistique1, il occupe, sur le plan national, la première place du classement des départements par la taille démographique en 1998. Pikine est construite essentiellement sur la zone des Niayes qui, du point de vue hydrologique, est marécageuse avec un relief de dunes fixées aux formes variées, parfois groupées, parfois isolées souvent entourées de bas-fonds.

 

Ainsi, il est confronté à d'énormes problèmes liés à son environnement et à son cadre de vie. Pikine est caractérisée par l'existence d'habitats spontanés et irréguliers sous équipés dont la restructuration se heurte à des contraintes d'ordre foncier, financier et de relocalisation de populations et une absence quasi-totale de lotissement. L'occupation par l'habitat de zones inondables pendant l'hivernage engendre des difficultés d'assainissement qui constituent l'une des premières préoccupations des autorités locales. De plus la gestion des eaux usées (eaux vannes, eaux de cuisine, eaux de lessive, eaux de toilette) constitue une préoccupation majeure aussi bien pour les populations que pour les autorités centrales et municipales.

 

Le mode d'assainissement existant sur toute l'étendue du Département porte sur deux types :

 

1 Direction de la Prévision et de la Statistique : Population du Sénégal : Structures par sexe et par âge en 1988 et Projection de 1989 à 2015. Septembre 1992.

 

 

 

6

 

Un système collectif (réseau d'égout sur une faible partie du territoire) et un système autonome, individuel avec des latrines disposant de fosses plus ou moins étanches et des puisards.

 

Le niveau d'équipement en égout est relativement faible. En effet, seul Pikine régulier (structuré;) dispose d'un système de canalisation d'environ 29700 mètres linéaires répartis entre les communes d'arrondissement de Pikine Ouest (11 500m), Pikine Nord ( 15 700m) et une faible partie de Djidda Thiaroye Kao (2500m) sur les 16 communes d'arrondissement que compte le département.

 

L'indice de raccordement à l'égout est de l'ordre de 3,8 ml par hectare sur toute l'étendue du territoire départemental ; ramené au niveau de la population, ce ratio est de 0,04 ml par habitant et 0,8 ml par concession. Ces indicateurs traduisent de façon très nette le degré de souséquipement en matière d'assainissement dans le Département.

 

L'assainissement autonome reste le mode le plus usité dans le département de Pikine et concerne plus de 90 % des habitations. Ce mode d'assainissement consiste en des latrines avec des fosses d'aisance maçonnées dont l'étanchéité fait généralement défaut et des puisards initiés par des programmes tels que le DSQY (Développement social des quartiers de Yeumbeul) et le PAQPUD (Programme d'Assainissement des Quartiers Péri Urbains de Dakar) .

 

Les particularités des systèmes d'assainissement individuel sont leur installation dans des zones à sol perméable avec des conséquences néfastes sur la nappe qui est alors fortement polluée par les nitrates.

 

Ainsi, la problématique de l'assainissement se pose avec acuité dans cette zone d'étude de Pikine où il n'existe quasiment pas de système de gestion des eaux aussi bien pluviales que domestiques.

 

La notion d'assainissement reste très large dans sa définition, «On entend par assainissement l'ensemble des travaux que doivent effectuer en se conformant aux différents codes liés à l'assainissement, les particuliers, les collectivités et les pouvoirs publics pour faire disparaître dans les agglomérations toutes causes d'insalubrité»2. Selon cette définition reprise par le Comité d'experts de l'environnement (OMS) dans les années 50 l'assainissement implique donc le contrôle et l'approvisionnement public en eau, l'évacuation des excrétas et des eaux usées, l'élimination des déchets et des vecteurs de maladies, des conditions de logement, des aliments et

 

2 Guide de l'assainissement individuel, OMS, 1995

 

 

 

7

 

de leur manipulation, des conditions atmosphériques et des conditions de sécurité sur les lieux de travail. Cette définition a le mérite de considérer les causes de l'insalubrité pour un environnement organisé selon des règles et des normes précises. Entre temps, les besoins, en particulier des pays en voie de développement, en service d'assainissement de base ont beaucoup augmenté, en raison principalement de l'expansion démographique et de l'urbanisation croissante. Face à cette dramatique situation, les Nations Unies ont instauré la Décennie Internationale de l'Eau Potable et de l'Assainissement3. Au cours de cette période, le terme «assainissement» défini comme se rapportant uniquement à l'élimination des excrétas et des eaux usées a été approuvé par le monde entier.

 

En 1986, un Groupe d'Etude de l'OMS a officiellement donné la définition suivante: «...les moyens de collecte et d'évacuation hygiénique des excréta et des déchets liquides de la communauté pour protéger la santé des individus et de cette communauté ».

 

Ainsi, l'évacuation hygiénique, ne comportant aucun danger pour la santé, représente l'objectif fondamental de tous les programmes d'assainissement4.

 

Il est cependant intéressant de souligner qu'à cette époque ce sont les normes d'hygiène qui ont prévalus et qu'il n'était nullement question de normes environnementales.

 

Or, actuellement, on s'oriente vers une approche environnementale qui se soucie de toute la chaîne: collecte, transport, épuration et rejet ou réutilisation des eaux épurées5. D'où un retour à la définition de 1956 qui semble être plus adapter à une démarche environnementale. Dans celleci l'OMS considérait l'assainissement comme « une action visant à améliorer et à contrôler tous les facteurs qui dans les milieux physiques ou évolue l'homme sont susceptible d'influer défavorablement sur son développement physiologique sur sa santé et sa longévité ».6

 

Dans le cadre de notre étude, l'accent sera mis sur l'assainissement liquide qui, au regard du nouveau code de l'assainissement, s'entend de la gestion des eaux usées, des excrétas et des eaux pluviales en vue de prévenir les dommages liés à la santé à la sécurité de l'homme, ainsi qu'à l'environnement.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

Members Area

Recent Photos

Recent Videos

Recent Podcasts

Facebook Like Button

Facebook

Share on Facebook